L’heure c’est l’heure
René Minéry vous propose de découvrir aujourd’hui « L’heure c’est l’heure », une anecdote sur le thème « Autour du clocher », issue de son recueil publié en 1985 « Le Sundgau à travers ses anecdotes ».
Pour le curé Rimelin, « L’heure c’est l’heure, avant l’heure c’est pas l’heure, et après l’heure c’est plus l’heure ».
Avait-il retenu cette ponctualité de sa carrière militaire comme « Feldwebel » ? (Il a effectué son service dans l’armée prussienne comme adjudant).
En tout cas, il l’appliquait durant tout son sacerdoce à n’importe qu’elle occasion.
Aux obsèques, il allait, accompagné de ses deux vicaires et de ses servants de messe, au domicile de celui qui devait être enterré.
Si le domicile du défunt se trouvait trop éloigné de l’église, le curé et son entourage attendait le cercueil à un certain point fixé par lui pour prendre ensuite le chemin de l’église en commun.
Il arriva des fois que lorsqu’à l’heure convenue, le corbillard et sa suite n’était pas encore au rendez-vous, le curé retournait alors avec ses vicaires à l’église et commençait la célébration tandis que les croque-morts et sa famille en deuil venait longtemps après.
Les paroissiens disaient alors : « Gstorbe oder net gstorbe, am drei esch d’Beàrdigung ! » ( Mort ou pas mort, l’enterrement est à trois heures ! )
Pour la célébration des messes de Mariage, la ponctualité était de rigueur.
A l’heure exacte, le curé commençait à célébrer la messe même lorsque la noce ne fut pas encore arrivée.
Si le retard était important, le curé terminait la messe sans s’occuper du futur couple. « Revenez dans une heure » leur disait-il.
Retrouvez dès demain une nouvelle anecdote de « Le Sundgau à travers ses anecdotes » de René Minéry.


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